Le groupe Stellantis, et donc Jeep, va cesser de proposer du chrome sur ses prochains modèles. La Jeep Wagoneer S est ainsi le premier à renoncer totalement au chrome.
Plus de chrome sur les prochains modèles Jeep
C’est toute la production des marques du groupe Stellantis qui renoncera progressivement au chrome. Présentée récemment, la nouvelle Jeep Wagoneer S, son plus grand SUV électrique, ne possède pas de chrome. La volonté d’éliminer le chrome s’explique par des préoccupations environnementales et sanitaires.
Alors que le Wagoneer actuellement en vente aux USA est bardé de chrome, le prochain SUV électrique en fait l’impasse. Ce choix environnemental est depuis longtemps approuvé mais il ne faisait pas l’objet d’une mise en pratique. C’est désormais le cas avec le nouveau Wagoneer S. Jeep précise que ses équipes ont cherché à « incorporer des processus et des matériaux plus respectueux de l’environnement ».
« Death of Chrome »
L’information a été confirmée également par CNN. La chaîne rapporte que Stellantis, « s’engage à supprimer le chrome sur tous ses nouveaux modèles ». L’initiative s’intitulerait « Death of Chrome » (la mort du chrome) et vise la protection de l’environnement et la santé. Ce qui conduit donc à l’élimination du chrome. Ralph Gilles, directeur du design chez Stellantis, déclare que l’entreprise souhaite que les consommateurs « n’aiment plus » le chrome. Dans le cadre de cet effort, l’entreprise va apparemment éliminer le chrome de ses futurs modèles.
Bien qu’il existe des alternatives, Ralph Gilles n’en est pas fan, car elles présentent des inconvénients. Il a déclaré à l’agence de presse que l’acier inoxydable poli était coûteux et que les versions « plus sûres » du chrome n’étaient pas très esthétiques.
Quel est le problème du chrome ?
Quel est donc le problème majeur du chrome ? Il s’agit du chrome hexavalent, qui fait partie du processus de placage. L’Institut national des sciences de la santé environnementale note que « les composés de chrome, tels que le chrome hexavalent, sont largement utilisés dans la galvanoplastie », mais que l’inhalation de ce matériau présente de graves risques pour la santé, notamment le cancer du poumon.
L’agence gouvernementale ajoute aussi que les composés de chrome hexavalent sont des cancérogènes connus pour l’homme. Ajoutant ainsi que « certains des effets néfastes sur la santé de l’exposition au chrome hexavalent comprennent des cancers du nez et des sinus, des lésions rénales et hépatiques, une irritation et une ulcération du nez et de la peau, ainsi qu’une irritation et des lésions oculaires ».
Comme si cela ne suffisait pas, le chrome hexavalent est « souvent non biodégradable dans la nature, ce qui signifie qu’il reste longtemps dans l’environnement, pollue le sol et l’eau et présente des risques importants pour la santé de l’homme et de la faune ».
